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Eau en Auvergne

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Illustration
 
Présentation Lacs et rivières
Présentation Les Réserves Naturelles
Historique Les tourbières
Historique Les pelouses d'altitude
 
Lacs et rivières


Cézallier - Pont des trois pierres © Hervé Vidal

Du fait d’une pluviosité relativement élevée, l’eau est omniprésente sur le territoire du Parc des Volcans d’Auvergne et se manifeste sous diverses formes. Dans une région où le réseau hydrographique est le plus dense de France, le Parc est un pays de ruisseaux, de rivières à eaux vives, de gorges sauvages, de lacs et de tourbières.

Le territoire du Parc, est situé à cheval sur deux bassins versants hydrologiques, le bassin Loire Bretagne pour les affluents de l’Allier d’une part et le bassin Adour Garonne, pour les affluents de la Dordogne. Situé en tête de bassin versant, le réseau hydrologique du Parc présente un chevelu très dense, à l’exception du secteur de la Chaîne des Puys. On dénombre ainsi 4300 km de cours d’eau dont environ 2450 km dans le Cantal et 1850 km dans le Puy de dôme.

La géologie particulière de la chaîne des Puys liée à l’activité volcanique, fait d’elle une importante réserve d’eau souterraine, exploitée en partie pour l’alimentation en eau potable et l’embouteillement.

Une trentaine de lacs et de nombreuses zones humides (tourbières, marais…) ponctuent également le territoire du Parc. Les zones humides constituent l’un des éléments majeurs du patrimoine naturel du territoire. Leur intérêt biologique et écologique, démontré par de nombreux inventaires est exceptionnel. Toutes les zones humides représentent aussi un véritable atout d’un point de vue hydrologique.

Les lacs les plus spectaculaires constituent des sites touristiques assez fréquentés, tandis que les plus discrets se situent à proximité des tourbières et abritent une flore et une faune exceptionnelles. La plupart des lacs sont naturels, provenant d’un passé volcanique ou modelés par les épisodes glaciaires qu’il a traversés.


Lac du Guéry
Lac du guéry © PNRVA

L’espèce piscicole emblématique de certains lacs oligotrophes (« pauvres en nourriture ») du Parc (Chauvet et Pavin) est l’omble chevalier (Salvenus alpinus). On retrouve également dans des lacs moins profonds (Aydat ou Bourdouze) certaines espèces telles que la carpe (Cyprinus carpio), le sandre (Stizostedion lucioperca) ou encore le Brochet (Esox lucius)

Les rivières du Parc sont des cours d’eau de première catégorie, à quelques exceptions près : la Sioule, entre le Pont de la Miouze et Saint-Bonnet-près-Orcival, la Couze Pavin à Besse, ou encore la Veyre sur une grande partie de son trajet.

Lac de Lastioulles © PNRVA

Il s’agit en grande majorité de rivières à Truite Fario (Salmo trutta fario). On retrouve également dans certains cours d’eau d’autres espèces piscicoles vivant dans les eaux bien oxygénées telles que l’ombre commun (Thymallus thymallus) ou le chabot (Cottus gobio), espèce inscrite sur l’annexe II de la Directive Européenne Habitat 92/43/ECC.

On retrouve également dans ces milieux des espèces d’intérêt patrimonial telles que l’écrevisse à pattes blanches (Austropotamobius pallipes) et la loutre d'Europe (Lutra lutra).

Lac d'Aydat
Lac d'Aydat © PNRVA

Celle dernière, protégée au niveau régional, national et inscrit à l‘annexe II de la Directive Habitat, colonise au sein du Parc un nombre important de rivières.

On peut citer entre autres la Cère, la Jordanne, l’Alagnon, l’Allanche, Le Mars, la Sumène ou encore la Dordogne. Quant à l’écrevisse à pattes blanches, inscrite sur l'annexe 2 de la Directive Habitat ainsi que sur les listes des espèces protégées (ou à protéger) et menacées de France. On la retrouve sur les petits cours d’eau situés à l’Est du massif du Cantal.


Lac Lacassière

Lac de la Cassière © PNRVA

Sur le territoire du Parc, plusieurs outils de gestion sont engagés. Le Parc a un rôle d’assistance technique auprès des collectivités engagées dans ces démarches.




 


Les contrats de rivière :
un contrat de rivière est un outil de gestion intégrée de l'eau et des milieux aquatiques ayant pour objectif de rassembler des acteurs autour d'une initiative locale.

Sur le territoire du Parc, on dénombre quatre contrats de rivière, classés par taille décroissante de superficie au sein du Parc : Haute Dordogne, Alagnon, Cère et Veyre. Le contrat de rivière Cère est arrivé à échéance fin 2006. Une réflexion est en cours afin de donner une suite à ce contrat de rivière Cère éventuellement sous la forme d'un SAGE.

Les SAGE :
le Schéma d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) est un outil de planification à portée réglementaire qui a pour vocation la définition et la mise en ouvre d'une politique locale cohérente en matière de gestion de l'eau et des milieux aquatiques.

Deux SAGE sont en cours d'élaboration sur le territoire du Parc, le SAGE Allier Aval en phase de validation de l'état des lieux et le SAGE Sioule au stade de l'élaboration de l'état des lieux.