Une tourbiére

est une zone humide, colonisée par la

végétation

, dont les conditions

écologiques

particulières se caractérisent, en premier lieu, par un sol saturé en permanence d'une

eau

stagnante ou très peu mobile privant de l'oxygène nécessaire à leur métabolisme les micro-organismes (bactéries et champignons) responsables de la décomposition et du recyclage de la matiére organique.
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Présentation Lacs et rivières
Présentation Les Réserves Naturelles
Historique Les tourbières
Historique Les pelouses d'altitude
 
Les tourbières

Narse Espinasse

Narse d'Espinasse

Un milieu humide
Une tourbière est une zone humide, colonisée par la végétation, dont les conditions écologiques particulières se caractérisent, en premier lieu, par un sol saturé en permanence d’une eau stagnante ou très peu mobile privant de l’oxygène nécessaire à leur métabolisme les micro-organismes (bactéries et champignons) responsables de la décomposition et du recyclage de la matière organique.



La tourbe
Dans ces conditions asphyxiantes, la litière végétale ne se minéralise que très lentement et très partiellement. Elle s’accumule alors, progressivement, formant un dépôt de matière organique mal ou non décomposée : la tourbe. Véritable roche végétale fossile, la tourbe peut s’accumuler sur plusieurs mètres d’épaisseur, au rythme moyen de 0.2 à 1 mm par an. Les dépôts de tourbe généralement observés ont une épaisseur comprise entre 50 cm et 5 à 10 m.
Les conditions d’acidité, de froid et d’absence d’oxygène propres à ces milieux en font des lieux de conservation presque parfaite, de toute matière organique. Ainsi retrouve-t-on des grains de pollen intacts accumulés depuis 18.000 ans. Leur analyse permet de retracer les périodes de végétation successives et les climats correspondants. De même dans le nord de l’Europe plus de 600 corps humains ont été retrouvés dont les plus anciens sont datés de l’époque du Christ comme l’homme de Tollund (moulage à la maison des tourbières).

Une vie animale et végétale particulière
Pour la vie animale et végétale les tourbières sont à la fois un musée, un sanctuaire. Leur ancienneté, le microclimat qu’elles entretiennent, génèrent une multitude d’espèces floristique et faunistique particulières.

Beaucoup d’entre elles sont des reliques du quaternaire. A la fonte des glaces ces espèces sont venu se réfugier dans ces milieux froids. Les tourbières sont notamment le royaume des sphaignes mais aussi des plantes carnivores (drosera, grassette).
  Lac de Lastioulles

Le microclimat des tourbières conditionne une certaine adaptation pour la faune. Par exemple le lézard vivipare et la vipère péliade, contrairement aux reptiles des zones plus chaudes conservent leurs œufs dans leur ventre jusqu’à éclosion. A la belle saison, les tourbières sont fréquentées par des oiseaux de zones humides comme le hibou des marais mais aussi par des invertébrés endémiques le Lycène (papillon) et la Tipule aux ailes atrophiées (mouche).

Marse Espinasse
Tourbière

Les tourbières dans le Parc des Volcans d’Auvergne
L’Auvergne compte environ 377 tourbières recensées à ce jour. Le Parc des Volcans accueille 133 tourbières dont la surface est supérieure à 1 ha sur 377 en Auvergne. Le Puy de Dôme en abrite 64 et 53 se situent dans le Cantal.
Les massifs montagneux abritent de nombreuses tourbières de pente de faible taille. Toutes ne sont par répertoriées dans les inventaires régionaux.

Parmi ces tourbières une est classée Réserve Naturelle (les Sagnes de la Godivelle), et six font l'objet d'un arrêté préfectoral de protection de biotope (Sougeat le Souze, La Morthe, Chambedaze, L'Esclauze, la Narse d'Espinasse et la Narse de Lascols). D'autres tourbières sont gérées en partenariat par une convention de gestion signée avec les gestionnaires en place (Lac de Bourdouze - CEPA, la Fédération de Pêche 63 et AAPPMA à Besse). Une carrière de tourbe fermée depuis 2000 est en cours de réhabilitation (Picherande). Une autre carrière de tourbe est encore en exploitation (Landeyrat).

Les tourbières les plus riches sont intégrées au réseau Natura 2000.

Pour chacun de ces sites un plan de gestion permet de faire la synthèse des connaissances acquises, d’assurer un suivi et d’organiser les opérations de gestion.

Au sein du Parc les tourbières se situent en général sur les plateaux d’altitude et les pentes des massifs et exceptionnellement dans les cratères de volcans (narse d’espinasse). Certaines peuvent être observées assez bas autour de 650 à 700 m en Artense, région arrosée au climat à forte influence océanique.

Sources : Données Parc des Volcans, CEPA Projet Tourbière d’Auvergne, Evaluation régionale des priorités d’intervention 1998.