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L’altitude, l’exposition des versants, la nature des sols et la présence de l’eau ont engendré des conditions de vie très diverses. On trouve à la fois des mammifères de montagne, des oiseaux de forêts, de falaises, de prairies, des batraciens et insectes de tourbières et quelques poissons et invertébrés dans les eaux claires des lacs et rivières. Plus de 130 espèces d’oiseaux nichent ou fréquentent régulièrement le Parc. Quelques uns sont spécifiquement montagnards : le Merle de roche revient d’Afrique début mai pour nicher dans une anfractuosité rocheuse dans les zones d’éboulis. Le Merle à plastron identifiable par son large croissant blanc sur la poitrine lance son chant de 3 ou 4 notes à la lisière supérieure des forêts de feuillus et de résineux. Les falaises abritent le Faucon pèlerin, l’Hirondelle de rochers ou le Tichodrome échelette, un insectivore qui prospecte les anfractuosités des rochers.
Quelques mammifères discrets s’abritent en forêt (Ecureuil, Martre, Blaireau) d’autres Parcourent les espaces ouverts (Renard, Lièvre …). Cerfs et Chevreuils fréquentent clairières et lisières au crépuscule ou à l’aube. Fin septembre, début octobre, dans les forêts du Cantal, résonne le brame du Cerf accompagné de sa harde de Biches. Lors des randonnées sur les crêtes du Cantal et du Sancy, on peut apercevoir des Mouflons et des Chamois et entendre la Marmotte siffler près de son pierrier signalant à ses congénères toute incursion dans son espace de vie. Le long des cours d’eau où s’abritent la Truite, le Vairon, la Loche, l’Ecrevisse à pattes blanches parfois, la Loutre très discrète reconquiert à partir de l’ouest ses terrains perdus étendant vers l’est de l’Auvergne son aire de répartition. Rarement visible, ses traces de pas sur la neige ou le sable mouillé, ses épreintes (fientes) sur un rocher, sont les témoins de son passage. Pour que l’homme et l’animal continuent à cohabiter en parfaite harmonie, il est parfois nécessaire d’intervenir dans la préservation ou la gestion d’un habitat. Ainsi l’Apollon Arverne, papillon typiquement montagnard, aux larges ailes blanches ornées d’ocelles rouges cernées d’un liseré noir, fréquente les pelouses et landes de la zone subalpine (au dessus de 1 500 m d’altitude). Sa larve ou chenille se nourrit de feuilles d’orpin reprise, la sauvegarde de cette espèce est liée au maintien de ces milieux ouverts. Le pâturage par les herbivores domestiques évite l’extension des landes à Genêt purgatif qui compromet la survie de la plante hôte de sa chenille. Sur les secteurs abandonnés, il sera nécessaire de mobiliser les agriculteurs pour utiliser à nouveau ces surfaces où les enjeux patrimoniaux rejoignent les enjeux économiques.
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