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Les monts du Cantal sont constitués d’un massif volcanique très important qui, malgré une altitude modeste (1855 m au Plomb du Cantal) est le plus étendu d’Europe avec un diamètre de 70 Km et une superficie de 2500 km2. Point de cône, de cratère ou de coulée bien individualisés, mais un empilement de couches successives de cendres, ponces et brèches percées d’extrusions de lave visqueuse et alternant avec des coulées de laves plus fluides : il s’agit d’un stratovolcan. Les éruptions du Cantal ont débuté au Miocène, il y a 22 millions d’années, sous la forme de volcans de type strombolien disséminés u peu partout sur un socle granitique très ancien.
Cet épisode va être suivi d’une phase beaucoup plus explosive. Vers la fin du Miocène (-9 à 7 millions d’années), le volcanisme s’intensifie et se concentre au cœur du massif construisant un premier stratovolcan : le « Paléo Cantal ». Ces éruptions sont accompagnées d’un affaissement du socle, alors que le sommet de l’édifice volcanique s’effondre en un énorme cratère ou « caldera ». Un second paroxysme éruptif édifie l’essentiel des reliefs actuels (- 7 à 5.5 millions d’années) avec la mise en place de la volumineuse masse de brèches volcaniques. C’est le « Néo Cantal ». Alors que l’activité cesse dans le centre du volcan, des centaines de bouches éruptives éparpillées sur les flans de l’édifice vomissent des laves fluides ; la stratovolcan s’est alors recouvert d’une carapace basaltique qui constitue les « planèzes », ces plateaux aux formes douces et aux riches herbages.
Les monts du Cantal tels qu’ils nous apparaissent aujourd’hui, sont le fruit d’un immense et long travail d’érosion. Les glaciers qui les recouvraient voici 10000 à 12000 ans les ont usés, sculptés, remodelés. Les cirques glaciaires de Mandailles, des sources du Mars et de la Rhue, les vallées de la Cère et de la Jordanne ou encore la présence de lacs aujourd’hui colmatés (la plaine de Fontanges) sont le résultat de leur action de sape. |
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